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Les Archives départementales de la Mayenne

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Présentation

Créées à la Révolution, les Archives départementales ont d'abord eu pour vocation de recevoir et conserver les archives des institutions d'Ancien Régime ainsi que les papiers séquestrés sur les émigrés et les établissements ecclésiastiques. Depuis, elles sont le lieu de conservation définitive des documents produits par toutes les administrations publiques établies sur le territoire du département. Elles peuvent en outre s'enrichir de dons ou de dépôts de papiers privés (familles, entreprises, syndicats, associations, etc.).
Les Archives départementales collectent, classent, conservent et communiquent ces documents répartis sur près de 22 km de rayonnages.
Une équipe d'une vingtaine d'agents mène à bien ces différentes missions tout en assurant l'accueil du public en salle de lecture.
Service du Conseil départemental depuis 1986, les Archives départementales sont placées sous la tutelle scientifique et technique du Ministère de la culture et de la communication (Service interministériel des Archives de France).

 

Quelques chiffres

Salle de lecture

En 2018, les Archives ont communiqué plus de 12 000 documents originaux, auxquels s’ajoutent, sur les 20 postes de consultation, plusieurs dizaines de milliers de documents numériques, qui ne sont pas pris en compte dans les statistiques.
Ce sont près de 800 lecteurs, inscrits dans l’année, qui ont mené leurs recherches en salle de lecture au cours de 2 700 séances de travail. Ils viennent de toute la France, mais aussi de l’étranger.
Environ 60 % : c'est la proportion de Mayennais parmi les lecteurs, et c'est aussi la proportion de généalogistes.

 

Site Internet

Le site internet est toujours extrêmement fréquenté : il enregistre tous les mois près de 42 000 connexions et plus de 2,4 millions d’images téléchargées ! En 2018, près de 30 millions d'images ont été consultées sur le site des Archives de la Mayenne.

Le bâtiment

Les origines

À leur création en 1796, les Archives départementales sont installées dans les locaux de la Préfecture ; elles connaissent ensuite toutes les modifications subies par l'hôtel préfectoral. Au début du XXe siècle, le volume de documents est devenu trop important et l'espace, en centre-ville, n'est pas extensible : un déménagement s'impose. Les Archives s'installent dans le quartier de la gare, sur une parcelle cédée par la ville de Laval et qu'occupait l'ancien cimetière lui-même déménage au début des années 1880 pour constituer le grand cimetière de Vaufleury.

Le premier bâtiment

Le premier bâtiment intégralement dédié aux Archives est donc commandé en 1907 à l'architecte de la ville de Laval, Léopold Ridel, dont la mort en 1910 interrompt le projet. Jacques-Albert Courau, architecte du département du Lot-et-Garonne, est chargé de reprendre le dossier. Il a notamment construit le bâtiment des Archives départementales du Lot-et-Garonne en 1907, et le plan qu'il propose à Laval présente quelques similitudes avec celui d'Agen. Il s'agit en Mayenne d'un socle en granite sur lequel repose un édifice en pierre de taille de calcaire,  de plan rectangulaire comptant quatre niveaux. Les rangées de fenêtres, au nombre de cinq sur les petits côtés et sept sur les grands, sont rythmées par des pilastres dont ceux du rez-de-chaussée, sur les façades latérales, sont de grès bleu.

Sous la conduite de l'entrepreneur lavallois Louis Couppel et d'un ingénieur des Ponts et Chaussées du nom de Castaing, les travaux débutent en mars 1913. Ils sont hélas suspendus l'année suivante en raison de l'entrée en guerre. Ils ne seront repris qu'en 1920 pour s'achever en 1923. La rue qui borde la façade nord-ouest du bâtiment prend le nom de rue des Archives tandis que la petite place où se croisent la rue des Archives et la rue Noémie-Hamard devient la place des Archives.

Au début des années 1980, le volume de documents produits conduit de nouveau à étudier la question des capacités de conservation. Un centre de préarchivage du Département est aménagé en face du bâtiment principal.

L'extension

Finalement, en 1989, est décidée l'extension du bâtiment principal, destinée à doter le service d'une capacité de stockage suffisante pour les décennies à venir. Les architectes retenus pour le projet, Dominique Perrault et le lavallois Alfred Heude, conçoivent des façades en teck avec des éléments métalliques. L'extension comporte six niveaux. Elle est accolée au bâtiment principal, sur la façade arrière, et elle en reprend les lignes directrices pour s'intégrer par son volume tout en se distinguant par ses matériaux.

Le bâtiment principal, rénové par la même occasion, est intégralement restructuré. Il accueille désormais la salle de lecture et les bureaux des agents tandis que l'extension comporte uniquement des magasins de conservation et les ateliers de photographie et numérisation ainsi que des espaces dédiés au traitement des documents par les archivistes. La partie de la rue Noémie-Hamard situé entre la place des Archives et la rue de Paris a alors été rebaptisée rue Ernest-Laurain, du nom d'un ancien directeur des Archives et historien de la Mayenne, père de l'historienne et bibliothécaire Madeleine Laurain-Portemer. Une place porte d'ailleurs le nom de cette dernière à Laval, sur la rive droite de la Mayenne.

Le bâtiment principal et son extension, qui forment un tout, comportent à la fois des lieux de travail pour les archivistes, des magasins de conservation pour les documents et un espace ouvert au public qui peut se rendre dans la salle d'exposition et dans la salle de lecture. Cet ensemble de caractère a reçu en octobre 2011 le label « Patrimoine du XXe siècle » décerné par le ministère de la Culture.